Ergonomie au travail : Guide d’ergonomie de votre poste de travail

Le Code du travail impose à tout employeur de prévenir les Troubles Musculo-Squelettiques (TMS) par un aménagement ergonomique des postes de bureau. Une mauvaise posture prolongée favorise fatigue, douleurs cervicales et lombaires. Ce guide vous accompagne pour : Comprendre le cadre réglementaire et la démarche de prévention, Ajuster votre mobilier (bureau, siège) selon les normes ISO 9241-5, Positionner écran, clavier et souris pour une posture neutre, Choisir les accessoires (repose-pieds, appui-bras) adaptés, Organiser l’éclairage et les pauses pour préserver la santé

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Pourquoi il est important de bien choisir son siège ergonomique ?

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Les sièges ergonomiques sont conçus de sorte que chaque élément les constituant réponde à un besoin donné. Ils sont conçus sur mesure et les matières utilisées ne présentent aucun danger pour la peau.

Un siège ergonomique peut être composé de :

  • Un produit qui permet de reposer votre tête tout en travaillant et donc de remédier aux douleurs cervicales du dos.
  • Un produit qui prend en charge l’avant-bras du corps de sorte à avoir la souris à une bonne hauteur et de maintenir le bras droit pour assurer un bon mouvement.
  • Un produit destiné aux personnes ayant un bras atrophié, qui permet de bien caler le bras sur l’accoudoir grâce au produit et prévient les escarres.
  • Un produit qui permet de se maintenir droit sans effort pour les personnes manquant de tonicité dans le buste ou ayant des creux dans les hanches.
  • Un produit qui s’adapte à la morphologie tout en comblant les creux, idéal pour les personnes courbées.
  • Un produit qui donne du confort dans les fessiers et qui aide à avoir une bonne position sur sa chaise.
  • Un produit adapté aux personnes travaillant dans la petite enfance, qui permet d’être assis à la hauteur des enfants dans une bonne position.

Quels sont les bons gestes au travail ?

Il ne suffit pas d’avoir un siège ergonomique pour s’assurer une bonne posture au travail dans un fauteuil adapté.

Le rôle des sièges ergonomiques est de nous faciliter une posture neutre en étant bien assis.

Il vous revient d’apprendre à adopter une bonne posture et à la maintenir afin d’éviter les douleurs musculo-squelettiques du dos.

Pour être sûr qu’une posture ergonomique est adoptée au travail, il faut régler certains réglage notamment :

La lumière pour une meilleure ergonomie :

  • Préférer la lumière naturelle à la lumière artificielle
  • Préférer un éclairage au plafond
  • Une puissance de 400 à 600 lux sur le plan de travail


Les distances en ergonomie :

  • Garder une distance de 50 à 70 cm entre vos yeux et l’écran
  • La hauteur du dossier du siège doit être d’environ 50 cm
  • Le clavier doit être le plus près possible de soi
  • Le plan de travail doit avoir une hauteur de 65 à 74 cm et une profondeur de 80 à 110 cm


L’assise ergonomique : 

  • La profondeur de l’assise doit être de 38 à 42 cm
  • Régler la hauteur d’assise de 40 à 51 cm
  • Le siège doit posséder un renfort lombaire


Les angles  en matière d'ergonomie :

  • Former un angle de 90° entre votre bureau et votre buste
  • La souris doit être inclinée de 5 à 15 °
  • Le repose pied doit avoir une inclinaison de 0 à 15 °


La température ambiante :

  • Maintenir la salle de travail à une température de 20 à 24°

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Que disent les textes sur les obligations de l’employeur vis-à-vis de la santé des salariés ?

La législation française encadre la prévention et la protection des salariés au travail en matière de santé et de sécurité. Plusieurs textes de référence sont importants à connaître pour un employeur.

Le Code du travail

Chaque employeur doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des salariés comme l’expliquent les articles L 4121-1 à -5 du code du travail

Ces dispositions comprennent :

  • Des actions de prévention des risques professionnels ;
  • Des actions d’information et de formation ;
  • La mise en place d’une organisation et des moyens adaptés.

Une obligation de résultats pour l’employeur 

L’employeur doit veiller à l’adaptation de ces mesures pour obtenir un changement des circonstances et une amélioration des situations existantes. 

En France, la jurisprudence considère qu’il s’agit d’une obligation de sécurité de résultats et pas uniquement de moyens. En d’autres termes, la mise en conformité ne suffit pas. Il est impératif de parvenir à l’effet escompté.

source : https://travail-emploi.gouv.fr/la-prevention-des-troubles-musculo-squelettiques-tms#anchor-navigation-4

Actuellement, il n’existe pas de réglementation spécifique relative à la prévention des troubles musculosquelettiques (TMS).

Toutefois, il convient de rappeler que l’employeur a une obligation générale de sécurité. Celle-ci implique de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Ces mesures comprennent notamment les actions de prévention des risques professionnels, y compris ceux relevant du « dispositif pénibilité » (voir dossier Pénibilité au travail) et s’appuient sur les neuf principes généraux de prévention.

Pour prévenir les risques liés à certaines activités susceptibles de provoquer des TMS, l’employeur doit respecter la réglementation spécifique applicable à ces activités.

On peut citer à titre d’exemples les activités suivantes susceptibles de provoquer des TMS :

  • les activités liées à la manutention manuelle de charges : articles L. 4541-1, R. 4541-1 à R. 4541-10 du Code du travail ;
  • les activités liées à l’utilisation d’écrans de visualisation : articles R. 4542-1 à R. 4542-19 du Code du travail ;
  • les activités exposant aux vibrations mécaniques : articles L. 4441-1, R. 4441-1 à R. 4447-1 du Code du travail.
  • source : https://www.inrs.fr/risques/tms-troubles-musculosquelettiques/reglementation.html

Résumé “En Bref”

  • La prévention des TMS est une obligation légale dès lors que l'on parle de risque au travail et un levier de performance.
  • Bureau : hauteur réglable 65–80 cm, profondeur ≥ 80 cm.
  • Siège : assise 40–53 cm, dossier inclinable, appui-bras réglables.
  • Écran : hauteur du haut à 0 °, distance œil-écran 50–70 cm, angle d’inclinaison 10–20 °.
  • Accessoires : repose-pieds pour pieds à plat, support avant-bras, clavier incurvé, éclairage indirect 400–600 lux.

FAQ

Q1 : Quelle hauteur doit avoir mon bureau ? Entre 65 cm et 80 cm, pour que vos avant-bras rest parallèles au sol et vos coudes à 90 °.

Q2 : À quelle distance doit-on positionner l’écran ? Idéalement entre 50 cm et 70 cm, afin de réduire la tension oculaire et maintenir la tête droite.

Q3 : Comment régler mon fauteuil ? – Hauteur d’assise : 40–53 cm pour les pieds à plat – Profondeur d’assise : 38–45 cm pour soutenir les cuisses sans écraser l’arrière-genou – Appui-bras : hauteur et largeur ajustées pour décharger les épaules.

Q4 : Quels accessoires ergonomiques privilégier ? Repose-pieds (si la hauteur du bureau ne suffit pas), support avant-bras, clavier incurvé, souris verticale et tapis antidérapant.

Q5 : Quel rythme de pauses pour limiter la fatigue ? Un micro-break de 1–2 minutes toutes les 30 minutes, et une pause de 5–10 minutes toutes les 2 heures pour se lever, s’étirer et marcher.

Service commercial 16 juillet 2026
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